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Lancement du processus de préparation et d'exécution de la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption pour le prochain quinquennat

Le lundi 20 juillet 2020, l'Assemblée des représentants du peuple a organisé à l'Académie parlementaire à la suite à une initiative de la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des deniers publics, en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le développement une rencontre sous le titre « la journée de lancement du processus de préparation et d’exécution de la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption pour le prochain quinquennat 2021/ 2025" En présence du président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, le Bâtonnier Chawki Tabib, de nombreux députés, des représentants de la Présidence de la République, du Conseil supérieur de la magistrature et d'organisations nationales et de plusieurs experts.

     Le Président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, le Bâtonnier Chawki Tabib, a indiqué dans son intervention que le caractère participatif de la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption a contribué, malgré son importance, à faire obstacle à la mise en œuvre de la voie engagée par l'Assemblée nationale constituante en collaboration avec la présidence du gouvernement et d la présidence de la République. Il a salué l'amélioration du niveau de performance du pôle judiciaire administratif et financier en plus du rôle de la société civile dans l'accompagnement des efforts des organes de contrôle, notant que l'étude d'expériences comparées a démontré la rapidité du système tunisien à focaliser l'arsenal national sur la lutte contre la corruption.  Il a indiqué que l’INLUCC était passée du stade de l’acceptation des déclarations au stade de leur examen minutieux ainsi qu’à celui d’enquêter sur les situations de conflits d’intérêts et d’enrichissement illicite, appelant à l’achèvement du système législatif en accélérant la publication du décret relatif à la publication du contenu des déclarations. Rappelant que le manque de financement de mise en place du processus de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, qui provient actuellement des organisations internationales et des partenaires, hors il est censé être, essentiellement supportée par l'État. M. le Bâtonnier a également souligné la nécessité de numériser l'administration, qui est l'un des éléments les plus importants de la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, en plus d'accompagner le système de gouvernance local dans l'établissement de ces principes, appelant à une coordination entre le pouvoir judiciaire et les organes de contrôle en plus de stimuler la participation des citoyens à travers les organisations de la société civile et les médias, soulignant le rôle de l'État dans ce contexte.  Les interventions dans le débat ouvert lors de la journée se sont centrées sur les implications de la durée des périodes contentieuses sur le statut de lanceur d'alerte, car l'absence de protection a contribué à leur expulsion et à des menaces, ce qui a conduit à une baisse du niveau de signalement. Les orateurs ont également appelé à la nécessité d'assurer l'indépendance des organes de contrôle, de les renforcer par des experts et de fournir des crédits financiers adéquats, en plus de la gouvernance des secteurs et des établissements publics. Les intervenants ont souligné l'importance de numériser la gestion et les transactions et de permettre aux organes de contrôle d'accéder aux bases de données pour leur permettre de jouer leur rôle et la nécessité d'une volonté politique pour lutter contre la corruption et instaurer une bonne gouvernance. Ils ont également demandé l'unification des structures de contrôle et la garantie de l'indépendance des instances et l’absence de toute corruption au sein de leur administration.