Protection des dénonciateurs : la majorité des administrations publiques refusent de collaborer avec l’INLUCC


Au cours des travaux du colloque international sur la protection des dénonciateurs de la corruption et des lanceurs d’alertes, le président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a insisté sur le caractère fondamental de la protection des dénonciateurs et des témoins dans les affaires liées à la corruption. Le président de l’INLUCC a également déclaré en présence des représentations diplomatiques de plusieurs pays membres de l’Union Européenne que la coopération internationale en matière de protection des lanceurs d’alertes revêt un intérêt déterminant dans l’effort national de lutte contre la corruption. Il estime que la loi organique sur la dénonciation de la corruption et la protection des lanceurs d’alertes constitue une avancée importante dans la lutte contre la corruption en Tunisie. Chawki Tabib a déploré, toutefois, le retard enregistré au niveau de l’élaboration et de la mise en place des textes d’application relatifs à cette loi. Le président de l’instance, s’est, en ce sens, indigné quant au refus d’une multitude d’administrations publiques de se conformer à la loi et de mettre en œuvre les procédés administratifs nécessaires à la protection des lanceurs d’alertes.

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